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Pionnier des bus gratuits, Dunkerque suscite l’intérêt de nombreuses villes

Il y a quelques années un collectif avait demandé la gratuité du réseau SQYBUS de St-Quentin-en-Yvelines et s’était heurté au refus catégorique des élu-es.

Ailleurs, ils ont osé et ça marche:

« La communauté urbaine de Dunkerque, un bassin d’habitat de 200 000 personnes, a institué la gratuité des transports en bus il y a un an. Résultat : le nombre de passagers a progressé de 65 %. Parmi les nouveaux usagers, d’anciens automobilistes qui laissent désormais leur voiture au garage.

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Distribution de l’eau : 2018, la dernière année de contrat de DSP avec Veolia

Au 31 décembre 2018, s’est achevé le contrat de délégation de service public (DSP) passé entre Maurepas-Jouars-Pontchartrain et Veolia. L’analyse des rapports 2017 et 2018 de cette délégation permet de soulever de nouveau de nombreux problèmes.

Nous ne reviendrons pas sur l’état des puits de forage non entretenus ces dernières années puisque désormais le problème est sur la place publique, ces puits étant aujourd’hui fermés pour travaux.

Ce que ces rapports révèlent de nouveau c’est l’inquiétant non renouvellement du réseau de canalisations. En 2017 et 2018, 0 m de canalisations a été renouvelé pour une moyenne de 0,27 % du réseau renouvelé sur les 5 dernières années. Un chiffre inquiétant pour l’avenir du réseau. A ce rythme, il faudra 370 ans pour renouveler tout le réseau alors qu’une canalisation dure au maximum 60 ans.

Le résultat aujourd’hui: des quantités d’eau qui disparaissent dans des fuites. En 2017, 163 479 m³ d’eau ont été perdus. En 2018, 281 786 m³. Le rendement brut du réseau chute à 78 % seulement.

Du côté des aspects financiers, Veolia 78 profite des dernières années de contrat pour remonter des sommes d’argent importantes vers la maison-mère. En 2017, 93 248 euros ont été versés par les usagers et usagères de Maurepas-Jouars-Pontchartrain à travers le paiement de leurs factures à Veolia Eau France. En 2018, 83 933 euros. Pour mettre en perspective ces chiffres et comprendre leur grande ampleur, nous pouvons les comparer avec les sommes engagées pour l’investissement dans le renouvellement du patrimoine. En 2017, 171 349 euros. La remontée à la maison-mère cette année-là a donc représenté 54 % de cette somme. En 2018, 23 368 euros d’investissements. La remontée à donc représentée 3,5 fois plus que les investissements !

Cette pratique d’hyper rentabilité cherchée à la fin d’un contrat de DSP est classique et rappelle comme la gestion publique est bien plus efficace pour le renouvellement du patrimoine et la défense des intérêts des usagers et usagères.

Quand une municipalité s’y met, c’est possible…

La mairie de Vannes crée sa propre régie de maraîchage bio

Sur un hectare de terre, le maraîcher recruté par la mairie de Vannes cultivera des fruits et légumes pour les crèches de la commune.

Apparemment, la ville de Vannes est très attentive à ce que mangent les petits. Du coup, pour garantir de bons fruits et légumes bio aux enfants de ses crèches, elle .a carrément créé sa propre régie de maraichage et recruté un maraicher…

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Eau à Maurepas: la Municipalité commence à reconnaître des négligences

Dans le bulletin municipal de juin, la Municipalité tente d’expliquer l’impossibilité de mensualiser le paiement de la facture d’eau et reconnaît qu’il y a eu « négligence ». Génie de la communication, la formulation de la phrase ne permet pas de savoir qui est l’auteur de cette négligence. M. le Maire accuse-t-il Veolia?

Comme nous le répétons depuis des mois, les négligences du Maire et de ses adjoint-es ont entraîné la passation en urgence d’un contrat de prestation de services avec Veolia  entraînant confusion sur les modalités de paiement et sur les prix (un prix voté puis abaissé suite à notre intervention).

Le maire et ses adjoint-es n’ont pas d’excuse car nous les avons sensibilisé-es à la question du renouvellement du contrat très en amont. Les archives de ce site le prouvent. Alors, il est temps d’assumer et de reconnaître ses erreurs, les élu-es de la majorité en sortiraient grandi-es.

Nos questions sur l’eau à Maurepas : SQY nous répond

Vous trouverez ci-dessous les informations officielles fournies par les services de SQY sur l’eau à Maurepas.

Que des confirmations de ce que Maurepas pour tous affirme depuis des mois :

– l’augmentation du prix n’a pas de lien direct avec l’achat d’eau sans calcaire pour alimenter Maurepas

– cette augmentation vient de l’alignement du prix sur le tarif du m3 du contrat SEOP que Maurepas devait rejoindre en janvier 2019

– finalement Maurepas n’a pas pu intégrer le contrat SEOP en 2019 (ce sera probablement pour 2020)

– le prix initialement prévu pour 2019 a été revu à la baisse (- 0,14 cts HT), mais à notre sens très récemment (l’action de Maurepas pour tous n’y est peut-être pas pour rien). On peut s’attendre à cette ré-augmentation des 0,14 cts pour 2020.

Au final, si vous voulez être vraiment informé·e sur l’eau à Maurepas, demandez à Maurepas pour tous.

« Concernant l’eau potable son prix est bien de 1,30 euro TTC /m3 (soit 1,2372 euro HT/m3) comme indiqué dans le document.

Les deux acteurs rémunérés sur Maurepas dans le cadre de ce prix sont :

– AQUAVESC (ex SMGSEVESC) syndicat compétent en matière d’eau potable

– VEOLIA, entreprise titulaire du marché de prestations de service eau potable.

En décembre 2018, le SMGSEVESC devenu AQUAVESC a effectivement voté une redevance syndicale à appliquer sur Maurepas pour nouveaux investissements à 1,3772 HT /m3.

Ce montant avait été fixé en prévision d’un rattachement de Maurepas à la DSP eau potable avec SEOP, entreprise assurant la distribution d’eau potable sur la quasi-totalité des collectivités ayant transféré cette compétence au  SMGSEVESC.

Soit :

– 1,0772 euro HT/m3 (prix pratiqué par la SEOP incluant la part fixe et la part variable)

– 0,30 euro HT/m3 (redevance du SMGSEVESC)

En 2018, le SMGSEVESC a décidé de ne pas intégrer dès 2019 Maurepas au contrat de la DSP avec SEOP mais a lancé une consultation pour  un marché de prestations de service d’une durée d’un an.

Et ce dans le cadre de la phase transitoire de la mise en route des travaux sur l’unité de Cressay.

La SEOP n’ayant pas répondu à ce marché de prestations, au contraire de VEOLIA la délibération a été annulée et le montant de la redevance syndicale a été fixée à 1,2372 HT/m3 (et non plus 1,3772 HT/m3) soit 1,30 euro TTC/m3 comme indiqué dans le document que vous avez reçu. »

Prix de l’eau: SQY contredit la Municipalité de Maurepas

MAJ 27/03: information additionnelle, le prix du m3 d’eau en 2018 à Maurepas annoncé sur nos factures est 2,66 cts hors abonnement. L’abonnement s’élevant à 17,46 euros TTC, pour une facture type de 120 m3, le prix du m3 est, vraiment tout compris, de 2,80 (2,66 + (17,46/120 soit 0,14)) cts. Donc si les 3,22 cts annoncés sont tout compris (à vérifier), l’augmentation pour une consommation type de 120m3 est de 0,42 cts par m3 (15% d’augmentation).

SQY a commencé à distribuer un document d’information sur l’eau dans les boîtes aux lettres, intitulé « L’eau à SQY, c’est limpide ». Fallait oser. Les informations sont assez générales et ne permettent pas une analyse fine de la situation. On nage plutôt en eaux troubles.

Néanmoins, nous apprenons que le tarif de l’eau passe à 3,22 cts par m3. En 2018, il était de 2,66 cts. On est donc à 0,56 cts d’augmentation (21% d’augmentation). Loin des 0,30 cts annoncés par erreur par la municipalité.

De plus, SQY reprend à son compte l’argument que cette augmentation a un lien avec la réduction du calcaire dans l’eau. Aucun document que nous avons pu consulté ne permet de confirmer cela. Nous maintenons que ce prix résulte de l’alignement de Maurepas sur le prix du principal contrat passé par AQUAVESC avec Suez (contrat SEOP) que Maurepas va intégrer en 2020 (au lieu de 2019 car ce passage n’a pas été géré par les élu·es à temps).

Nous continuerons notre travail de veille sur ce sujet.

En attendant, avec toutes ces improvisations, de nombreux usagers ne bénéficient plus du paiement mensuel et devront verser une grosse somme cet été pour régler leur facture du 1er semestre 2019. Une facture 21% plus élevée que l’année dernière…

Lancement d’une pétition contre les écrans numériques publicitaires à SQY

A l’occasion de la journée mondiale contre la pub, le groupe local de SQY de l‘association Résistance à l’Agression Publicitaire (R.A.P) lance une pétition en ligne pour exiger l’interdiction des panneaux numériques par le futur règlement local de publicité intercommunal (RLPi).

Le 24 mars 2019[1], 25 membres du groupe local se sont retrouvés à l’entrée la zone d’activités Pariwest à Maurepas afin de dénoncer l’installation progressive de ces dispositifs. Une action symbolique de recouvrement temporaire d’un panneau numérique[2] et été effectuée et nous invitons à présent l’ensemble des habitantes et habitants à signer et diffuser cette pétition[3] pour demander aux élus l’interdiction de ce type de support publicitaire sur l’ensemble de notre agglomération afin de protéger les enfants et préserver notre cadre de vie.

La pétition est disponible à l’adresse suivante : https://petition.antipub.org/petition/8/

Des panneaux numériques publicitaires ont déjà été installés dans les allées du centre commercial de SQY ou à proximité de la zone commerciale de Maurepas. Ce nouveau support publicitaire a le vent en poupe chez les annonceurs, JC Decaux et Clear Channel en tête.

M.Jean-Michel Fourgous (président de l’agglomération de Saint-Quentin-en-Yvelines) ne cache pas sa volonté d’imposer des panneaux publicitaires numériques sous prétexte de modernité : « On ne va pas s’interdire quelques panneaux de ce type : il ne faut pas rejeter toute modernité. Mais que chacun se rassure, ce ne sera pas Shanghai non plus ! »[4]. Si ce type de panneaux n’était  pas explicitement interdits dans le  règlement local de publicité intercommunal (RLPi) , en cours d’élaboration, alors les afficheurs pourraient en implanter dans toutes les zones autorisées.

Grégory Garestier (vice-président et rapporteur du projet de RLPi) explique qu’il « faut qu’on arrive à trouver un texte qui fasse consensus, […], qui fasse qu’on puisse maintenir notre objectif de lutter contre la pollution visuelle et lumineuse, respecter le cadre légal, tout en préservant le dynamisme économique de notre territoire »[5] mais il est jusqu’à présent resté sourd aux demandes des  habitants demandant une interdiction des panneaux publicitaires numériques. En effet, dans notre précédent communiqué de presse du 15 février 2019[6], nous dénoncions déjà les dangers de ce type de supports publicitaires et dans le même temps, le collectif Champ Libre dont nous faisons partie[7] publiait un rapport demandant notamment l’interdiction des écrans numériques publicitaires.

[1] https://antipub.org/programme-nationale-des-actions-autour-de-la-journee-mondiale-contre-la-pub-du-25-mars-2019/

[2] https://framapic.org/gallery#dOo1LISbboi0/2HOLUKpgcZgl.jpg,gQ6BfVhPynMn/Y3xmHWVesviI.jpg,Lzu0GMghAXYq/0aCv1kwj7v4k.jpg

[3] https://petition.antipub.org/petition/8/

[4] http://www.leparisien.fr/yvelines-78/saint-quentin-en-yvelines-nouvelles-regles-en-vue-pour-la-publicite-21-02-2019-8017206.php

[5] https://lagazette-sqy.fr/2019/03/06/votreville/saint-quentin-en-yvelines/premieres-orientations-pour-les-futures-regles-de-la-publicite/

[6] https://antipub.org/cp-les-ecrans-numeriques-publicitaires-video-sappretent-a-envahir-saint-quentin-en-yvelines/

[7] https://www.facebook.com/notes/champ-libre/lettre-ouverte-r%C3%A8glement-local-de-publicit%C3%A9-intercommunal-rlpi-de-sqy-contributi/300074994024650/